Augusten Burroughs – Courir avec des ciseaux

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Biographie de l’auteur Augusten Burroughs 

Augusten est le fils du poète Margaret Robison et du professeur de philosophie John G. Robison.

A l’âge de 13 ans il part vivre chez le psychiatre de sa mère (il raconte cette période de sa vie dans Courir avec des ciseaux). Déscolarisé, il obtient toutefois son diplôme d’études secondaires par correspondance à l’âge de 17 ans, puis s’inscrit pour des études de médecine, mais abandonne en cours d’année. Il trouve un premier emploi de serveur, et, deux ans plus tard, décroche un emploi dans la publicité à New York en faisant du démarchage: cette période de sa vie est décrite dans Déboire. Il tient un journal intime depuis qu’il est enfant. Possédant une très bonne mémoire, il raconte son quotidien, ses pensées, sa vie professionnelle et amoureuse, sans aucun tabou.

La citation de Jules Renard inscrite au début de son premier livre résume l’esprit de l’auteur : « Cherchez le ridicule en tout, vous le trouverez ». Avec un sens du détail très poussé et beaucoup d’humour, il détaille et commente sa vie mouvementée. Il se moque de notre société, des gens qu’il fréquente, de sa famille et de lui-même. Il aime tourner en dérision les événements marquants de sa vie et parvient à faire rire le lecteur, y compris dans les contextes douloureux.

Il est devenu un auteur à sensation en publiant ses mémoires. Son premier livre, le plus connu, s’intitule Courir avec des ciseaux, qui a été adapté au cinéma. Il y raconte son enfance et son adolescence : Augusten est un fils de parents divorcés. Sa mère, ayant des difficultés personnelles, n’arrive pas à élever cet enfant difficile. Elle le confie, à l’âge de 13 ans, à son propre psychiatre, de Dr Finch, un docteur aux méthodes peu orthodoxes.

Élevé dans la maison du docteur, il grandit au milieu d’une famille de marginaux ainsi que d’autres patients que Finch accueille chez lui. Il y trouve une grande liberté et assume son homosexualité très jeune. Il se lie d’amitié avec Hope, la fille du docteur (qui résout tous ses problèmes en posant le doigt sur une page de la Bible ouverte au hasard) et vit une relation avec Neil Bookman, le fils adoptif (et ancien patient) de Finch, qui abusera sexuellement de lui à de nombreuses reprises. Augusten est malgré tout profondément amoureux de lui. Dans Déboire (Dry), il raconte sa vie de jeune adulte : Employé comme concepteur-rédacteur dans l’agence de publicité National Potato Board à New York, il se lie d’amitié avec sa collègue de travail, Greer, et lutte contre de graves problèmes d’alcoolisme.

À la suite de nombreuses cuites qui l’empêchent de travailler et une menace de licenciement, il fait une cure dans un centre de désintoxication gay, le Proud Institute, dans le Minnesota. Il rencontre, par le biais du téléphone rose, son compagnon, Pighead, avec qui il aura une relation tumultueuse. Ce dernier tombe gravement malade, et Augusten, à cause de leurs problèmes respectifs, ne sait pas comment gérer cette relation.

Il réside aujourd’hui à New York.

Quatrième de couverture

Dans l’ombre de parents psychotiques, Augusten rêve de gloire et de paillettes. Lorsque son Psy devient son tuteur légal, une vie encore plus déjantée s’ouvre à lui, dans un foyer stupéfiant d’extravagance. Libre à chacun de mâchouiller des croquettes pour chiens devant la télé ou de jouer avec la machine à électrochocs. Le récit poignant et hilarant d’une enfance pas comme les autres.

Mon avis

Ce n’est pas un livre que je citerai dans les livres que j’ai aimé, tout d’abord car je n’aime pas le côté cru du livre, je trouve cela très dérangeant, ce n’est pas dans mes préférences. Je comprends pour autant cette utilisation par rapport à ce qu’il décrit et la souffrance de sa vie vécue, mais je ne suis pas adepte de ce style. L’impudeur m’a beaucoup gêné. Plusieurs avis donnés ont soulevé un comique de situation, de l’humour, et bien je dois avouer avoir pu sourire parfois mais de là à dire que ce livre soit drôle…. pas du tout. Au contraire je trouve qu’il est très triste et rire de la maltraitance sexuel, l’abus, la folie, l’abandon… une ironie de situation ? je pense que ce livre a surement fait du bien à l’auteur pour extérioriser sa souffrance mais ce fut difficile à lire pour moi.

Le style de l’auteur est quelconque à mon sens. Une autobiographie de cette teneur avec cette façon d’écrire n’est pas pour moi. La fin amène quand même un espoir, heureusement qu’elle était celle-là…. « heureusement » pour lui en tant qu’individu et victime d’abominations de ce genre.

J’avais acheté en même temps la suite de ce livre, Déboire, que je vais lire tout de même plus tard en espérant un mieux …

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