Valérie Saubade – Les petites soeurs

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Valérie Saubade est née en 1966. Elle a été journaliste pendant six ans, elle est aujourd’hui professeur de français à l’Alliance française de Bordeaux. Après le succès de son premier livre Happy birthday grand-mère publié aux Éditions Anne Carrière en 1999, ont suivi Les petites sœurs (2002) et Marche arrière (2009). En 2011, Miss Sweety a paru chez le même éditeur.

Quatrième de couverture « Les petites soeurs »

« Sarah Debussy avait, ce jour-là, une foule de choses à faire avant de mettre fin à ses jours. Elle tenait à se suicider comme elle avait vécu. Avec efficacité. »

Qui a poussé Sarah Debussy à finir consciencieusement sa boite de somnifères ? Pour sa famille, peu importe : il est avant tout extrêmement indécent de mette fin à ses jours quand on appartient à la bourgeoisie.

D’autant que la petite effrontée, pourtant morte et enterrée, semble envoyer post mortem des lettres sibyllines signées de sa main.

Alors qu’on accuse la défunte de ne pas vouloir faire comme tout le monde, Agathe, sa nièce, décide de suivre ce jeu de pistes et les méandres de cette famille pas comme les autres …

« (…) un grand livre. (…) Le lecteur va de surprise en révélation. L’intrigue est parfaite, sans temps mort ni facilité. » Le Figaro Littéraire.

J’ai aimé ce livre car il ne présente pas de longueurs, c’est toujours des rebondissements, c’est bien amené, bien écrit et on veut savoir la suite. Une saga familiale étonnante et tragique à cause de la folie d’un père dictateur. Une fille qui souhaite se venger mais à quel prix… C’est un drame familial qui fait froid dans le dos. Les personnages sont bien décrits, on les visualise vraiment bien. On rit de certains d’entre eux mais j’ai éprouvé beaucoup de compassion pou eux aussi. La fin est abasourdissante mais je reste un peu déçue qu’on ne sache pas la réponse à LA question de Sarah. Beaucoup de réponses sauf celle qui la concerne directement, dommage mais cela n’enlève rien à l’intérêt du roman. Une lecture plaisante, facile, intrigante, effrayante aussi par la visualisation de ce que peuvent faire certaines personnes par égoïsme, égocentrisme, folie…

« J’ai tenté d’écrire un livre à la fois noir et drôle, sec comme un champ d’été avant l’orage » raconte Valérie Saubade. « A l’époque où il est bon ton de glorifier la famille tout en regrettant sa décomposition, je reste persuadée que le giron familial est le terreau d’origine de tous les sentiments, bons ou mauvais ».

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