Olympia Alberti – L’autre côté du monde

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Je vous présente aujourd’hui une découverte qui m’a complètement envoûtée, bouleversée par sa splendeur, un coup de coeur énorme.

Auteure :

Olympia Alberti, née le 22 janvier 1950 à Antibes (France), est une romancière, poète, essayiste, nouvelliste, critique et chroniqueuse littéraire, spécialiste de sémantique française et sémiologie spirituelle (lecture des signes). Elle est docteur en lettres en littérature comparée, spécialiste de RilkeColetteGionoVirginia Woolf et Marguerite Duras. Elle anime aussi des ateliers d’écriture.

Biographie (wikipédia) :

Alberti a vécu à Antibes et Juan-les-Pins, de sa naissance jusqu’à 1969, la fin de ses études secondaires. Elle a réalisé ses études supérieures à la Faculté des Lettres et Sciences Humaines de Nice de 1969 à 1972. Elle a une licence de littérature française, une maîtrise, un DEA et un Doctorat, tout de littérature comparée. Olympia Alberti a été marié et a deux filles: Diane Scott (metteur en scène de théâtre à Paris1) et Ophélie Scott (avocate à Montréal).

En 1972 elle est partie vivre à Brazzaville (Congo), avec son époux. De retour en France, en 1974, ils se sont installés à Nice pour un an. En 1975 ils sont partis vivre à Casablanca (Maroc) pour trois ans. En 1978 ils ont quitté le Maroc pour aller vivre en Iran, en pleine révolution, jusqu’en 1980. Dans tous ces pays, elle a travaillé comme professeur de littérature française, détachée auprès du Ministère des Affaires étrangères (enseignement en lycée). De 1980 à 1989 elle a demandé une disponibilité pour élever son second enfant et se consacrer à l’écriture. Entre 1980 et1986 toute la famille a vécu à la Marsa (Tunisie). Depuis cette date elle réside en France. Jusqu’à maintenant, elle a fait aussi sept voyages en Inde, pays qu’elle considère comme sa patrie spirituelle..

Pendant quinze ans, elle a été chargée de cours de rhétorique et stylistique et de littérature comparée à la Faculté de Lettres de Nice. Actuellement, elle est chargée de mission à la Culture, attachée au rectorat de l’académie de Nice, avec la Revue Sans Papier, des ateliers d’écriture en établissements secondaires (poésie, nouvelles, récit) et conférences en France et ailleurs (Lima,BeyrouthStockholmNew YorkTunis).

Elle a collaboré aussi avec France-Culture, Nouvelles Clefs, Question de entre autres. Près de cinq cent cinquante de ses chroniques littéraires ont été publiées dans Nice Matin. Elle a publié plusieurs articles au titre de chercheur dans plusieurs ouvrages collectifs comme L’être d’amour et Le Chercheur de lumière dans le livre Communiquer pour vivre, édité par Albin Michel en 1996. Elle a dirigé aussi la collection de nouvelles « Donner à aimer », de Melis Éditions. A été écrivain résident au château de La Napoule durant deux sessions, et à la maison de Jules Roy. Son livreLes enfants reviendront après l’Epiphanie a donné lieu à un film documentaire sur France 2 et France 3.

Actuellement elle est en train d’écrire un grand roman sur la vie de Mère Teresa.

Son œuvre a été partiellement traduite en chinoisgrec et espagnol. D’autre part sa nouvelle Carnet mondain a été traduite en huit langues de l’Inde.

Quatrième de couverture :

L’amour s’adresse en elle à cette grâce, ardente, qui fait réponse, de la flamme à la nuit. Histoire d’une rencontre, d’une passion et de ses sublimes tourmentes… « L’or s’embellit constamment des blessures que lui inflige l’Orfèvre ». Oui, l’amour est ici porté par une parole entière, nue et comblée de sa soif.

Mon avis :

Ce récit est très court, 48 pages, mais il est d’une force énorme. J’ai été portée par cette manière d’écrire très particulière qu’à Olympia Alberti, une poésie majestueuse. C’était un bonheur suprême pour moi de me laisser divaguer, happer par ces mots qui raisonnent en nous. C’était magnifique, somptueux. Je n’exagère en rien, c’est mon ressenti.

C’est un hymne à l’amour je trouve, à la vie. Elle raconte ici l’amour, le désir, l’orgasme, la passion, la déchirure, le souvenir …

Premières phrases : « Ma vie n’est faite que d’amour. De tout le reste elle est défaite. C’est d’une matière qu’il s’agit, d’une manière aussi – de respirer -, d’un tissage d’air, de feu et d’eau :; mais pour se dénouer et vivre sa défaite, l’accepter dans son enseignement et son annonciation, il faut aimer beaucoup »

Quelques extraits :

« la dureté n’est jamais si dure que la tendresse peut être tendre, et l’amour aimant. »

« impression d’être rouée de bonheur entre ses lèvres, blottie, plus nue que le ciel. »

« Orgasme ? orchestre ? organdi  ? Oriflamme ? Or pur de l’être, visité d’une immense sensation de lumière (…), et resplendissant – entre la plus grande unité d’être et la merveilleuse dispersion du lâcher prise, de la caresse de l’algue au cri des étoiles… »

« Vivre, c’est apprendre chaque jour à aimer. Sinon, c’est mourir. »

« Un amour c’est quelqu’un et  c’est plusieurs, palimpseste des caresses – c’est une peau, et c’est la nôtre – une, renouvelée. »

« Tout ce qui a couleur de votre émoi, parcourant la terre, les mers et les infinis respirables qui nous sont donnés, traversant le jour et les nuits, portera à mes lèvres vos mots de lune, de souvenir et de solitude bleuis ; et ce murmure rendra à mes heures leur part d’éblouissement. »

J’aurais pu en mettre bien plus tellement j’ai été enthousiasmée et charmée par cette lecture, mais je vous laisse le soin de la découvrir. Je ne peux dire plus que cela, c’est une merveille pour moi. Et même si c’est très court, c’est infiniment plaisant, d’une belle intensité – violente et douce – et bon. Je le relierai souvent c’est certain.

coup de coeur