Laura Kasischke – Un oiseau blanc dans le blizzard

By

un oiseau blanc dans le blizzard

Biographie de l’auteur :

Laura Kasischke (née en 1961) est une écrivaine et poétesse américaine, ayant reçu des prix de poésie et de bons échos pour ses romans.

Son roman La Vie devant ses yeux (The Life Before Her Eyes) est à l’origine du film éponyme réalisé par Vadim Perelman, avec Uma Thurman et Evan Rachel Wood sorti en 2008. Elle est également professeur d’anglais dans l’université du Michigan, à Ann Arbor

Quatrième de couverture :

Garden Heights, dans l’Ohio. Une banlieue résidentielle qui respire l’harmonie. Eve nettoie sa maison, entretient son jardin, prépare les repas pour son mari et pour Kat, sa fille. Depuis vingt ans, Eve s’ennuie. Un matin d’hiver, elle part pour toujours. Kat ne ressent ni désespoir ni étonnement. La police recherche Eve. En vain. La vie continue et les nuits de Kat se peuplent de cauchemars. Une fois encore, Laura Kasischke écrit avec virtuosité glaciale le roman familial de la disparition et de la faute.

Mon avis :

Je vais tout de suite dire que j’ai eu du mal avec ce roman. Je l’ai trouvé long, ennuyeux et surtout très morne, déprimant. Pourtant à la première page, en lisant ces phrases extrêmement poétiques j’ai pensé que je l’adorerais, mais en fait non. La poésie est par touches, l’écriture est belle mais je crois que je n’ai pas accroché avec l’histoire. Je n’y ai trouvé aucun rebondissement, excepté à la fin, que j’ai trouvé réussie. Cependant ce n’est pas suffisant pour aimer ce roman. Je ne dirais pas qu’il est mauvais, loin de là, c’est très subjectif et je reconnais malgré tout le style agréable de l’auteure, la force de ses mots, la grande facilité à  rendre glauque et à imager parfaitement des situations, des sentiments, et sa belle poésie. Je crois juste qu’il n’est pas pour moi.

Je pense que le but de l’auteure ici était de retracer le cheminement psychologique de Katrina dit « Kat » par sa mère, et de nous montrer comment elle est parvenue en quatre ans à trouver elle-même où est partie sa mère, Eve. La part du conscient et de l’inconscient. Mais j’ai trouvé sa vie tellement déprimante, malgré les envies sexuelles débordantes et les fantasmes d’une jeune femme qui se découvre. Tout est noir, tout est triste, tout est plat et fade, imprégné d’odeurs de pourriture, de sperme et de flétrissure. Je n’ai pas aimé cette ambiance. D’ailleurs c’est tout une vie de famille qui est déprimante, bien qu’elle vive dans une banlieue dorée. Un choix de l’auteure de montrer l’envers du décor sans aucun doute. Un père complètement absent de caractère que Kat aurait aimé plus « couillu », une mère pathétique, méchante et d’un voyeurisme déplacé ( Et de plus, je me demande bien si cela existe beaucoup des familles où les deux parents découvrent leur fille en plein rapport sexuel ???). Je me doute que tout cela était voulu mais je n’adhère pas.

Le roman se découpe en 4 parties, donc 4 années, où Kat, jeune femme de 16 ans va retracer sa vie de famille, de la rencontre de ses parents, à la disparition de sa mère, puis à sa vie sans elle. Elle décrit comment sa mère Eve déteste son père Brock et passe son temps à entretenir son intérieur et mépriser son mari ainsi que sa fille qu’elle traite de grosse, comment son père est une personne fade, quelconque, comment la propre mère de sa mère est partie du foyer familiale laissant mari et fille. Elle nous raconte ses premières expériences sexuelles avec son petit ami Phil, ses désirs permanents de sexe, l’éloignement physique de Phil lors du départ de sa mère et comment elle était loin des problèmes existentiels de sa mère malgré ses appels au secours « Je me retrouvais soudain à vivre sur une planète tout à fait inconnue, je pataugeais chaque jour dans un fleuve sexuel embrasé ; ma mère était vraiment la dernière chose à laquelle je pensais – ma mère, qui était en  train de se glisser hors du monde physique, alors que j’y pénétrais. » p21 Le livre de poche.

Elle va voir une psy mais se demande bien pourquoi car elle se sent bien, sa mère ne lui manque pas, sa mère était méchante avec elle : « Elle était méchante. Un cas très classique de ressentiment et d’ambivalence, qui  vient cogner et frotter contre l’instinct maternel. L’amour et la haine, en elle, étaient aussi vastes que l’espace –  rien que des météorites, pas d’atmosphère. » Et pourtant elle ne cesse de faire des cauchemars et sa mère hante ses  esprits. Ce roman est une analyse de sa propre vie et de celle de sa famille, pour en arriver à une conclusion qui est la chute de l’histoire. Comment va-t-elle arriver à découvrir la vérité ? Comment les indices vont se montrer, ou quand va-t-elle enfin les voir ?

Je n’en dirais pas plus sur ce roman car sinon j’en dirais de trop, mais pour conclure c’est une histoire qui ne m’a pas intéressée. Trop sombre, tout m’a paru triste, la maison, les gens, la famille, tout. C’est comme si je voyais tout en noir et blanc, sans aucune couleur, sans joie, sans espoir, rien. C’est toute une atmosphère froide, glaciale et sombre, qui raisonne avec la saison, nous sommes en hiver, mais bon… Une vision toujours négative sur tout, une poésie sordide et noire, la vie du mauvais côté… Avec plus de rebondissements, sans doute cela aurait pu me plaire, mais ce n’est pas le cas, il ne se passe pas assez de choses, et ce n’était à l’évidence pas là le but de l’auteure non plus. Surement une réussite dans son genre mais qui ne m’a pas convaincue.

Ceci est une lecture faite dans le cadre de mes différents challenges :

Challenge Animaux du monde chez Sharon.

Challenge TOTEM chez Liligalipette avec pour moi le thème des oiseaux

Challenge A,B,C de Babelio 2012/2013

Challenge Petit Bac 2013 chez Enna dans « Phénomène météorologique ».

Lili Galipette Challenge TOTEM totem critiquesABC2013 petitbac2013 logo-sharon

Publicités