Dino Buzzati – Le K

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le k

Quatrième de couverture :

Lorsque le vieux Stefano rencontre le K, le squale qui doit le dévorer, il découvre que le monstre l’a poursuivi sur toutes les mers du monde, non pour l’avaler mais pour lui remettre la perle merveilleuse « qui donne à celui qui la possède fortune, puissance, amour et paix de l’âme ». 

Devenu avec Le désert des tartares, un classique du XXe siècle, ce récit ouvre un recueil de 50 contes fantastiques où l’on retrouve tous les thèmes poignants et familiers de Dino Buzzati : la fuite des jours, la fatalité de notre condition de mortels, l’angoisse du néant, l’échec de toute vie, le mystère de la souffrance et du mal. Autant d’histoires merveilleuses tristes ou inquiétantes pour traduire la réalité vécue de ce qui est par nature incommunicable.

Mon avis :

Je précise tout de suite que je n’ai pas lu toutes les nouvelles mais comme c’est une lecture commune je me dois de rendre un avis malgré tout. Alors si je n’ai pas été au bout, je n’en ai lu que 15 sur 50, c’est que je n’ai pas été séduite et que la lecture devenait laborieuse pour moi. Pourtant je trouve l’écriture de Dino Buzzati vraiment belle, elle me plait, et les histoires aussi m’ont beaucoup plu. Je crois que j’étais déçue par les fins, fins qui arrivaient trop vite à mon goût, j’aurais aimé que cela dure. Tout se terminait toujours trop rapidement. « Pouf c’est fini, voilà… » C’est cela à chaque fois que je me disais. J’avais envie de dire « Mais encore ? » « Non encore ! » « Déjà ?! ». En fait j’aurais préféré que chacune fût un roman, plus longue. Il y avait matière à en faire bien plus. J’aurais trouvé tout cela plus abouti, certaines finissent en queue de poisson je trouve ou m’ont donné l’impression d’une fin qui ne soit pas à la hauteur du reste.

Dino Buzzati a une imagination débordante, qui peut même faire peur tant elle peut se révéler plus tard n’être plus dans le monde de l’imaginaire mais bien une réalité. Il aborde des thèmes qui m’intéressent particulièrement, comme l’impact de l’enfance sur notre présent et notre avenir, par exemple dans « Pauvre petit garçon » qui fait référence à Hitler. Ces nouvelles provoquent des sentiments multiples : j’ai ri, j’ai été émue, j’ai eu peur en pensant à certaines réalités, j’ai compati… J’ai donc aimé dans celles que j’ai lues, « La leçon de 1980 », « A monsieur le directeur », « Pauvre petit garçon ». Et c’est riche, il n’y a pas à dire : du fantastique, du réel, du questionnement, de l’apparent absurde, du vécu, du noir,  etc. Il revêt différents costumes pour décrire la vie, la mort, le bien ou le mal, nos inquiétudes, nos interrogations, nos devenirs, nos chemins, notre légitimité.

Je me demande donc si c’est le format qui ne me convient pas. Pour cela il faut que je lise d’autres livres avec plusieurs nouvelles comme celui-ci pour me faire ma conviction. Pourtant j’ai déjà lu des livres de textes courts, mais pas de nouvelles. J’avais un goût de trop peu et au final, alors que je rentrais tout de suite dans l’histoire, c’est comme si on me volait un gros morceau, qu’on avait enlevé des pages… Je vais reprendre cette lecture mais plus tard, du début, en en lisant peut-être une ou deux par soir, et on verra ce que cela donne. J’ai bien envie tout de même de vous donner un avis sur cet ouvrage qui soit complet. D’autant qu’a priori, les dernières nouvelles sont plus intéressantes. Il faut peut-être aussi que je formate mon cerveau à ce type de lecture.

Pour pouvoir vous faire un avis sur cet ouvrage je vous encourage à aller donc lire Asphodèle, Valentyne, Eeguab, Chroniques littéraires, Morgouille, Noctenbule, Natiora. Et dès que j’aurais lu l’intégralité de ces contes je vous donnerai la suite de mon avis.

Cet ouvrage rentre également dans le challenge romans cultes de Métaphore.

challenge-romans-cultes Métaphore

Toutes mes lectures communes ici :

LC

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