Challenge Printemps Coréen

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Voilà un petit challenge très sympathique organisé par Catherine du blog La culture se partage. Ce qu’elle nous dit :

« Le challenge Printemps coréen durera un trimestre, du 20 mars au 20 juin 2013 (en fait, d’après le calendrier lunaire, le printemps arrive plus tôt en Corée, en février, mais je ne voulais pas que les deux challenges se télescopent).

N’hésitez pas à vous inscrire car, pour valider ce challenge, il suffit de publier un article ! Soit une note de lecture soit un billet sur la Corée (pays, cinéma, musique, Art, gastronomie…). Mais vous pouvez bien sûr en publier plus ! 

Une saison, le printemps, trois mois, et comme je n’ai pas pu choisir : trois logos ! »

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Pour ma part, je lirai au moins un roman. Mon choix se portera sur un (ou plusieurs) de ces titres :

là-bas sans bruit tombe un pétaleLà-bas, sans bruit, un pétale tombe de Ch’Oe Yun

De la terrible répression qui a ensanglanté la ville de Kwangju en 1979, la romancière tire un récit à plusieurs voix dont la modernité souligne la dimension tragique.

 le poeteLe poète de Yi Munyol

« Ceux qui vivent à la dérive ne sont pas tous des poètes, mais tous les poètes vivent à la dérive », écrit ici Yi Munyol… Tel sera le sort de son héros, le talentueux Kim Sakkat, enfant d’une famille brutalement déchue de son rang, et qui dès son jeune âge grandit dans l’espérance de reconquérir l’honneur par l’éclat de sa poésie.

L’écriture et les chemins de la liberté, l’engagement et les illusions de la carrière, l’ambition ou l’abnégation dans l’art véritable : tels sont les thèmes de ce roman fervent qui tend aux fonctions sociales de la littérature le moins complaisant des miroirs.

Au coeur de sa méditation pleine d’inflexions autocritiques, Yi Munyol laisse entrevoir les déchirures de l’histoire coréenne, et les vertiges de cette « dissidence intime » qui fait de lui, assurément, le plus grand écrivain de son pays.

l'invitéL’invité de Hwang Sok-Yong

L’invité, c’est d’abord Ryo Yosop, un pasteur coréen exilé aux Etas-Unis, amené à passer quelques jours en Corée du Nord pour y retrouver des membres de sa famille. Mais l’invité, c’est aussi un fléau terrible, importé en Corée par l’Occident : aussi bien la variole… que les idéologies, porteuses de destruction et de mort.

Dans une forme littéraire audacieuse, inspirée d’un rite chaman destiné à consoler les âmes des défunts, Hwang Sok-yong revisite la période cruciale qui a précédé le déclenchement de la guerre de Corée. Les voix des vivants et des morts, victimes ou bourreaux, s’entremêlent – plaidant pour une réconciliation à travers le temps. Un récit halluciné, au caractère magique.

l'oiseau L’oiseau de Oh Jung-Hi

Une petite fille raconte. La mère est morte. Le père est au loin, sur des chantiers. Elle s’occupe de son jeune frère, Uil. Une jeune marâtre sortie d’un bordel ne fait qu’un bref passage, vite chassée par la violence conjugale. Les enfants, peu à peu, se retrouvent seuls. Sous les regards compatissants mais aveugles ou impuissants d’un voisinage misérable et d’une société brisée, la fillette, peu à peu, reproduit sur le petit garçon la violence du père sur la figure maternelle. Le monde tendre de l’enfance est inexorablement fissuré, l’humanité pulvérisée laisse apparaître l’abîme côtoyé par l’enfant en chacun de nous.

la vie rêvée des plantesLa vie rêvée des plantes de Lee Seung-U

Enigmatique et pénétrante, La vie rêvée des plantes irradie d’un mélange déroutant de délicatesse et de violence bestiale. Contraint d’espionner sa propre mère pour un mystérieux commanditaire, Kihyon est confronté à d’obscurs secrets de famille. Par tous les moyens, il tente de réparer les blessures du passé, entre un père réfugié dans la culture des plantes et un grand frère adoré et jalousé, amputé des deux jambes à l’armée. La folle passion de Kihyon pour l’ancienne petite amie de son frère complique la situation… Ecrire un livre, dit Lee Seng-U, c’est  » entrer dans la vase « . Ce récit, cette confession, lourde de culpabilité et d’espoir insensé, nous plonge dans les formes les plus crues et les plus élevées de l’amour.

Alors si vous souhaitez participer à ce court challenge printanier, soit avec une note de lecture soit une recette et cetera comme expliqué précédemment, c’est chez Catherine ICI.

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