Mes lectures d’Avril 2013

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Je suis assez contente de ce mois même si il est légèrement moins bon que le mois dernier car j’ai lu 8 livres contre 9, cependant j’ai lu aussi 2 BD/ Albums jeunesse, nouveauté sur ce blog et j’en suis heureuse ! En plus ce sont deux coups de coeur donc cela tombe très bien. Sur les 10 livres lus au total, j’ai 4 coups de coeur dont un coup de foudre, je dis parfait ! Mais aussi une grosse déception… J’espère lire plus le mois prochain, je ne suis pas satisfaite pour ce mois-ci où je ne suis pas parvenue à me rassasier. Alors y’a plus qu’à ! 😀

C’est parti pour le bilan en citations : (cliquer sur la couverture pour lire la chronique)

Ce mois-ci j’ai lu…

… des livres coups de coeur : (dont un coup de foudre pour Nos pleines lunes)

nos pleines lunes

Nos pleines lunes – Sophie Krebs

« J’adore plonger. Dans l’eau. Dans le passé. Je remonte des tonnes de souvenirs. Enfouis. Rouillés. Moussus parfois. Il suffit de gratter un peu. Délicatement ou furieusement. Ça dépend des fois… Des portes s’ouvrent. Bruyamment ou sournoisement. Inespérées ou foudroyantes. Tout dépend. C’est selon. Mais plus c’est loin et plus c’est bon. »

« Dehors il tombe des rideaux de flocons. J’ai jamais vu ça des si épais. Des flocons gros comme quoi ? qu’elle a demandé Madeleine, Gros comme toi j’ai dit. Elle a rigolé. Avec P’tit Jo on imaginait pareil, je crois. Plein de grosses madeleines qui tombaient du ciel… Alors on est tous sortis dans la cour. Avec des bonnets sur la tête, des gants autour des doigts, et des grosses lunettes pour les yeux et les joues. Comme ça qu’elle a dit Madeleine personne peut être mouillé. Même pas toi Lucas. Aujourd’hui je veux bien la croire Madeleine, parce qu’elle a ri avec moi quand c’était la pluie des madeleines. »

les trois lumièresLes trois lumières – Claire Keegan

« Dès qu’il la prend, je me rends compte que mon père ne m’a jamais tenu la main, et une partie de moi voudrait que Kinsella me lâche pour que je n’aie pas à éprouver cette sensation. C’est une sensation pénible mais progressivement je m’apaise et ne me préoccupe plus de la différence entre ma vie à la maison et la vie que j’ai ici. »

« Kinsella libère ma main et je dégringole le versant de la dune en direction de la mer noire qui déferle, sifflante. Je cours vers les vagues écumeuses pendant qu’elles reculent et me sauve en hurlant dès qu’une nouvelle se fracasse. Lorsque Kinsella me rejoint, nous quittons nos chaussures. Par endroits nous marchons de front, à la limite de la mer qui griffe le sable sous nos pieds nus. A un moment nous entrons dans l’eau et lorsqu’elle lui arrive aux genoux il m’installe sur ses épaules. »

… des livres que j’ai BEAUCOUP aimés :

nos vies désaccordéesNos vies désaccordées – Gaëlle Josse

« Elle avait commencé par résister. Puis elle a rendu les armes. Elle a prêté son corps à tous les jeux qu’il lui avait murmurés. Tout entière immergée dans la lave brûlante des Kreisleriana, elle l’écoute jouer pour elle seule, et se perd dans les flots légers et volubiles de l’Arabesque. Il a ouvert des portes sur d’infinis mystères. Elle, assise à terre, les genoux sous le menton. Muette. En larmes. Il s’interrompt, plus ému qu’elle. Il la console, la fait rire, l’apaise. Il l’embrasse au coin des yeux, là où la peau est la plus douce. « Tu peux jouer encore ? » Il tremble. Son rêve, au creux de ses mains. »

« Partout où cela était possible, j’ai joué. J’ai cru apporter la beauté, l’émotion, la joie, la paix. J’ai cru être un passeur, sincère et désarmé, et offrir tout l’amour dont j’étais capable. Enchanteur et démiurge, servant et officiant. Illusion ! »

… des livres que j’ai aimés :

avant toiAvant toi – Jojo Moyes

« On pourrait croire que nous ne faisions pas grand-chose, mais, en vérité, chaque journée avec Will était subtilement différente de la précédente – en fonction de ses humeurs et, plus important encore, de l’intensité de sa douleur. Certains jours, à peine arrivée, je pouvais dire à la crispation de ses mâchoires qu’il n’avait aucune envie de parler. Dès lors, je m’activais dans l’annexe en m’efforçant d’anticiper ses besoins, de façon à lui éviter le souci d’avoir à demander. »

« J’allais devoir remplir tous ces petits rectangles blancs d’une multitude de choses à même de faire naître la joie, le contentement, la satisfaction ou le plaisir. J’allais devoir y inscrire toutes les expériences possibles et imaginables qu’un homme privé de l’usage de ses bras et de ses jambes peut rêver de vivre.(…) Et ensuite j’allais devoir convaincre Will. »

qui a tué le poèteQui a tué le poète ? – Luis de Miranda

« Mon frère ouvrait les volets au saut du lit pour respirer la chlorophylle et la brume. Les yeux aveuglés par la lumière, il humait cette atmosphère qui le laissait ému et surpris. Elle condensait des notes vertes et affûtées. Quelques jours plus tôt, dans la forêt, il était tombé sur un chevreuil qui l’avait regardé un instant dans les yeux, avant de disparaître en boitillant. Jusqu’à quel point, se demanda-t-il, le monde tel que nous le percevons est-il le reflet de notre paysage intérieur ? Le chevreuil blessé allait-il devenir cerf, ou continuer à boiter jusqu’à la mort ? »

« Ophelia fut pour Bardo ce qu’on appelle une passion fatale. Le propre d’une passion est de se déployer comme un monstre aux métamorphoses tantôt sublimes et musicales, tantôt grossières et étouffantes. Lorsqu’il repensait à elle, il se voyait accroché à une falaise, à la pointe de l’Europe, à quinze ou vingt mètres au-dessus du vide. »

soleil couchantSoleil couchant – Osamu Dazai

« Sensation de désespoir, comme s’il était absolument impossible de continuer à vivre. Des vagues douloureuses battent sans cesse sur mon coeur, comparables aux nuages blancs qui, après un orage, courent avec frénésie sur le ciel. Une terrible émotion – dirai-je une appréhension ? – me tord le coeur et ne le lâche que juste à temps, rend mon pouls arythmique et me coupe le souffle. Par moments, tout devient brumeux et noir devant mes yeux et je sens la force de tout mon corps s’échapper par le bout de mes doigts. »

« Je me demande si nous sommes à blâmer, après tout. Est-ce notre faute si nous sommes nés aristocrates ? Simplement parce que nous sommes nés dans cette famille, nous sommes condamnés à passer notre vie entière dans l’humiliation, les excuses et l’abaissement, comme tant de Juifs. »

schreber théologienSchreber Théologien L’ingérence divine II – Jean Allouch

« Le fait d’être enregistré en médecine plutôt qu’en religion prolonge les malentendus par des actes clairement arbitraires. »

On n’a toujours pas lu ce texte de la façon dont son auteur souhaitait qu’il soit accueilli : comme l’avènement d’une vérité théologique dont l’importance n’est pas moindre que celle qu’à provoquée la venue du Christ en ce bas monde. Cette oeuvre accomplie, Schreber sort de dix-huit années d’emprise psychiatrique apaisé, et reconnu libre de mener sa vie comme il l’entend.

Au prix de ce qu’il appelle son martyre, sa théologie dégage l’érotique du carcan où elle dépérissait pour, tout au contraire, faire de l’échauffement sexuel ce qui tient Dieu hors de portée de sa mort annoncée. {extrait quatrième de couverture}

… des livres que je n’ai pas appréciés :

L'eau des revesL’eau des rêves – Manu Causse

« J’ai peur de la partie de toi dans mes veines, j’ai peur de ne pas être là, de ne pas être fiable, fiaple, d’être comme toi la terre friable, l’argile sans eau qui se détache et s’écroule, j’ai peur que quelque chose, un jour, me pousse à agir comme tu agi, j’ai peur de ces matins où je ne me reconnais pas dans la glace, où je ne reconnais pas le monde, où mes pensées se précipitent dans la gorge, la liste des choses à faire insurmontables, le goût de leur inutilité, l’image de cette particule de silice que sera notre monde, notre vie, notre univers, tout au bout, voilà, René, j’ai peur de la mort, de la mort de notre monde, je la porte sur ma poitrine, j’ai peur de la mort si familière, la mort qui rôde dans mes veines comme un vieux chien de chasse qui n’en peut plus de raballer, en cet instant où tu te lèves te dresses devant moi assis au coeur du monde sous le cyprès, en cet instant je sais ton nom, René, ton non. »

 Et mes 2 albums/BD jeunesse Coup de coeur :

coeur de pierre lametamorphose

J’espère que vous avez eu aussi de belles lectures et je vous en souhaite de très belles pour le mois de mai ! Alors rendez-vous à la fin du mois pour un nouveau bilan ! 😀

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