Paulo Coelho – Le manuscrit retrouvé

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le manuscrit retrouvé

C’est en 1099, alors que les francs sont à la porte de la ville et que la défaite s’annonce, qu’un Copte arrivé dans la ville de Jérusalem pour s’y installer décide de partager son enseignement. Les religieux sont autour de lui dont les patriarches des trois religions. « Ils peuvent détruire la ville, mais ils ne peuvent pas mettre fin à tout ce qu’elle nous a appris. C’est pourquoi cette connaissance ne doit pas avoir la même destinée que nos murailles, nos maisons et nos rues.(…) Certains écriront ce que je dirai. D’autres se souviendront des mots. Mais l’important, c’est que ce soir vous partiez aux quatre coins du monde faire circuler ce que vous aurez entendu. Ainsi l’âme de Jérusalem sera préservée. » Le principe est simple, on lui pose des questions et lui répond.

C’est donc au travers d’interrogations que le Copte partagera son érudition. Méthode intelligente pour capter l’auditoire et instaurer un dialogue, ou tout du moins que cela ne soit pas qu’un monologue et aborder les sujets voulus en les installant dans un contexte. Les thèmes abordés seront la défaite, la solitude, l’utilité, le changement, la beauté, les choix de vie, l’Amour, le sexe, la transmission, l’élégance, le savoir, la réussite, le miracle, l’anxiété, l’avenir, la loyauté, le pouvoir, les ennemis… Tout ce qui est le fondement de la vie, de la société. Un enseignement pour éclairer les esprits, pour tenter de propager des valeurs fondamentales. Il est effectivement essentiel de faire traverser les âges et les batailles à ces préceptes pour espérer un monde, une humanité meilleurs. Ce manuscrit ne fait pas partie des Évangiles et a été retrouvé au XXe siècle par un archéologue anglais, sir Walter Wilkinson.

Spiritualité, religion sont la toile de fond de ce roman qui se veut gardien des valeurs essentielles dans le respect de la vie, de notre propre vie, d’autrui et de notre propre personne. Un livre accompagnateur dans le chemin de vie de chacun, qui se veut lumineux. Tout ce qui pourrait amener à la sagesse et la paix.

Ici Paulo Coelho ne vous raconte pas l’histoire de ce manuscrit, ni l’histoire de la ville assiégée. Un roman historique non, ce n’est pas la vocation de ce livre. C’est la retranscription, papyrus retrouvé, d’un enseignement spirituel. Je trouve qu’il peut être toujours intéressant de lire des livres de ce type rien que pour s’interroger et puis parce que, même si ce qui y est dit peut sembler utopique, c’est positif, c’est pour apporter un soutien dans une vie qui n’est pas toujours évidente et ça peut faire du bien. Si vous n’êtes pas croyant, comme moi, il est simple de laisser de côté cet aspect pour n’y prendre que ce qui pourrait vous être utile, pour votre développement personnel. Une approche originale avec le prêche de ce Copte qui souhaite avant tout inscrire dans les mémoires ce qui lui semble essentiel et ce qu’il a appris.

J’ai tout de même une préférence pour L’alchimiste ou La cinquième montagne, ou encore Le pèlerin de Compostelle, où pour faire passer un message spirituel, toujours présent dans les ouvrages de Paulo Coelho, on nous raconte une histoire, une quête, un pèlerinage etc. Mais rappeler certains fondements ou bien essayer de propager un message d’espoir et de lumière, je n’y vois pas d’inconvénients, alors peu importe la forme au final.

Merci à Babelio et aux Editions Flammarion pour l’envoi de ce livre et en particulier à Virginie.

Citations :

« Il n’y a ni victoire ni défaite dans le cycle de la nature : il y a du mouvement. (…) Quand le coeur de l’être humain comprend cela, il est libre. Il accepte sans peine les moments difficiles et ne se laisse pas abuser par les moments de gloire. »

« Et à ceux qui se sentent opprimés par la solitude, il faut rappeler ceci : dans les moments les plus importants de la vie, nous serons toujours seuls. »

« Une vie n’est jamais inutile. Chaque âme descendue sur Terre a une raison d’être là. Les personnes qui font vraiment du bien aux autres ne cherchent pas à être utiles, mais à mener une vie intéressante. Elles ne donnent presque jamais de conseils, mais servent d’exemple. Efforce-toi seulement de vivre ce que tu as toujours désiré vivre. Evite de critiquer les autres et concentre-toi sur ce dont tu as toujours rêvé. Il se peut que tu n’y accordes pas assez d’importance. »

« Le principal but de la vie, c’est aimer. Le reste est silence. Nous avons besoin d’aimer. Même si cela nous mène au pays où les lacs sont faits de larmes. (…) Les larmes parlent d’elles-mêmes.  Et quand nous pensons que nous avons versé toutes les larmes que nous devions verser, elles jaillissent encore. Et quand nous croyons que notre vie ne sera qu’une longue marche dans la Vallée de la Douleur, brusquement les larmes disparaissent. Parce que nous avons su garder notre coeur ouvert, malgré la souffrance. Parce que nous découvrons que celui qui est parti n’a pas emporté avec lui le soleil ni laissé à sa place les ténèbres. Il est seulement parti – et chaque adieu porte en secret l’espoir. Mieux vaut avoir aimé et perdu que n’avoir jamais aimé. »

« Celui qui a un jour été blessé doit se demander : Cela vaut-il la peine de remplir mon coeur de haine et de traîner ce poids avec moi ? A ce moment-là, il recourt à l’une des qualités de l’Amour qui s’appelle Pardon. Il s’élève au-dessus des offenses proférées dans la chaleur de la bataille, que le temps se chargera bientôt d’effacer, comme le vent efface les pas dans les sables du désert. »

« La plus destructrice de toutes les armes n’est pas la lance ou le canon – qui peuvent blesser le corps et détruire la muraille. La plus terrible est la parole – qui ruine une vie sans laisser de traces de sang, et dont les blessures ne cicatrisent jamais. Soyons donc maître de notre langue, pour ne pas être esclave de nos paroles. Même si elles sont utilisées contre nous, n’entrons pas dans un combat qui n’aura jamais de vainqueur. »

Biographie : Paulo Coelho (né le 24 août 1947 à Rio de Janeiro) est un romancier et un interprète brésilien. Il a acquis une renommée internationale avec la publication de L’Alchimiste, vendu à 65 millions d’exemplaires, en 56 langues (chiffres de 2008). La suite ici.

J’inscris cette lecture au challenge Amérique du sud – Amérique latine d’Eimelle, au challenge Petit bac 2013 d’Enna,

challenge amérique latine petitbac2013

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