Challenge proposé par Delphine. (cliquer sur son prénom ou l’image pour accéder à son blog). Le but est de lire du Romain Gary, sans contrainte de temps, juste afin de le découvrir ou redécouvrir. On s’inscrit et on choisit notre challenge, j’ai choisi d’être « Big-challenger » ce qui signifie lire plus de 5 romans ou/et bio.  Tous les livres lus dans ce cadre sont regroupés ici, cliquez sur le titre pour en lire la critique.

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Livres lus, cliquer sur le livre pour lire la chronique :

la vie devant soi

Biographie complète (source Wikipédia)

Romain Gary, de son vrai nom Roman Kacew (prononcer: katsiefrusse : Кацев), est un romancier français, de langue française et de langue anglaise, né le 8 mai 1914 à Vilna (gouvernement de WilnaEmpire russe), Wilno (Pologne) après la Grande Guerre, aujourd’hui Vilnius (Lituanie), mort le 2 décembre 1980 à Paris.

Cas unique dans l’histoire du prix Goncourt, il l’a reçu deux fois (la première sous son nom de plume habituel et la seconde, en 1975, sous l’identité d’emprunt d’Émile Ajar).

Origine et jeunesse

Roman Kacew, d’origine juive ashkénaze, est le fils de Arieh Leib Kacew et de Mina Owczyńska. Kacew est le second mari de la mère de Roman. Alors que Roman est encore enfant, son père participe à la Première Guerre mondiale. Après un bref séjour au domicile conjugal, celui-ci quitte son épouse en 1925 pour aller vivre avec une autre femme, avec qui il aura deux enfants (tous les quatre meurent durant la Seconde Guerre mondiale). Roman est élevé par sa mère. Après avoir divorcé en 1926, elle vit quelque temps chez ses parents à Święciany (Švenčionys), puis s’installe avec son fils dans sa famille à Varsovie (Pologne), qu’ils quittent en 1928 pour la France.

Romain Kacew (plutôt Roman à cette époque, mais pas encore Gary) arrive avec sa mère à Nice, à l’âge de 14 ans, dans un climat d’antisémitisme et de xénophobie croissant dans la France des années 1930. Sa mère finit par prendre la direction d’un hôtel respectable, la pension Mermonts. Romain fait des études moyennes au lycée de Nice : s’il se distingue essentiellement par des prix de composition française, obtenus en 1931 et 1932, « dans les autres matières, excepté l’allemand qu’il parle et écrit très correctement, il est médiocre ».

Ses débuts

Après un court séjour à Aix-en-Provence, Romain Kacew monte à Paris en 1936 pour « faire son droit ». Il obtient péniblement sa licence en 1938 et suit en parallèle une préparation militaire :« En attendant son incorporation dans l’armée française, Gary, au terme de médiocres études, bûchait sa procédure. »6. Il révise au petit jour et passe l’essentiel de son temps à écrire. C’est à cette époque qu’il publie ses premières nouvelles dans Gringoire, un hebdomadaire qui s’oriente ensuite à l’extrême-droite : « Gary renonça courageusement aux généreuses rétributions (…) quand le journal afficha des idées fascistes et antisémites. Il écrivit à la rédaction une lettre pour dire en substance : « je ne mange pas de ce pain-là ». »

Le soldat

Naturalisé Français en 1935, il est appelé en 1938 au service militaire dans l’aviation. Il est élève observateur à Salon-de-Provence. En juin 1940, il est à Bordeaux, s’évade en avion jusqu’à Alger, se rend à Casablanca d’où un cargo britannique l’emmène à Glasgow. Il s’engage aussitôt dans les Forces aériennes françaises libres (FAFL). Il sert au Moyen-Orient, en Libye, et à Koufra en février 1941, en Abyssinie puis en Syrie où il contracte le typhus. Après sa convalescence, il sert dans la défense côtière de la Palestine où il participe à l’attaque d’un sous-marin.

En février 1943, il est rattaché en Grande-Bretagne au Groupe de bombardement Lorraine. C’est durant cette période que Romain Kacew choisit le nom de Gary (signifiant « brûle ! » en russe) qui deviendra son pseudonyme et qui fut le nom d’actrice de sa mère. Il est affecté à la destruction des bases de lancement des V1. Le lieutenant Gary se distingue particulièrement le 25 janvier 1944 alors qu’il commande une formation de six appareils. Il est blessé, son pilote Arnaud Langer est aveuglé, mais il guide ce dernier, le dirige, réussit le bombardement, et ramène son escadrille à sa base. Il effectue sur le front de l’Ouest plus de 25 missions, totalisant plus de 65 heures de vol de guerre. Il est fait compagnon de la Libération et nommé capitaine de réserve à la fin de la guerre.

Le diplomate

Après la fin des hostilités, il entame une carrière de diplomate au service de la France. À ce titre, il séjourne en Bulgarie, en Suisse, à New York (à la Mission permanente de la France auprès des Nations unies, 1952-54), en Bolivie, puis en qualité de consul général de France à Los Angeles de 1957 à 1960, date à laquelle il se met en congé du ministère des Affaires étrangères.

Il a épousé la femme de lettres britannique Lesley Blanch, puis l’actrice américaine Jean Seberg ; il divorça des deux. Il a eu un fils avec Jean Seberg : Alexandre Diego Gary, né en 1962.

Romain Gary et la mort

En 1978, lors d’un entretien avec la journaliste Caroline Monney, lorsque celle-ci lui pose la question : « Vieillir ? », Romain Gary répond : « Catastrophe. Mais ça ne m’arrivera pas. Jamais. J’imagine que ce doit être une chose atroce, mais comme moi, je suis incapable de vieillir, j’ai fait un pacte avec ce monsieur là-haut, vous connaissez ? J’ai fait un pacte avec lui aux termes duquel je ne vieillirai jamais ».

Romain Gary se suicide le 2 décembre 1980 en se tirant une balle dans la bouche. Il laisse une lettre dans laquelle est notamment écrit : « Aucun rapport avec Jean Seberg » (l’actrice s’est elle-même suicidée en août 1979).

L’affaire Émile Ajar

Après la disparition de Romain Gary, on apprend que, sous le pseudonyme d’Émile Ajar, il est également l’auteur de quatre romans dont la paternité avait été attribuée à un proche parent, Paul Pavlowitch, son petit cousin. C’est lui qui a assumé le rôle d’Ajar auprès de la presse (notamment auprès de Yvonne Baby dans Le Monde et de l’hebdomadaire Le Point qui retrouve « Ajar » dans le Lot et publie deux semaines durant en 1973 des articles et une interview littéraire de Paul Pavlowitch par Jacques Bouzerand, à la veille du prix Goncourt). Romain Gary a déjà envoyé en 1930 des manuscrits à la NRF sous les pseudonymes de François Mermont (du nom de l’hôtel-pension à Nice dont sa mère est gérante) ou de Lucien Brûlard (voir plus loin) qui ne sont cependant pas acceptés.

Romain Gary est ainsi le seul écrivain à avoir jamais été, par volonté de mystification ambiguë (Gary et Ajar signifient respectivement brûle ! et la braise en russe ; des phrases de l’un sont dans l’autre), récompensé deux fois par le prix Goncourt, la première fois sous son nom courant, pour Les Racines du ciel, en 1956 et la seconde fois sous le pseudonyme d’Émile Ajar, pour La Vie devant soi, en 1975.

La mystification Ajar/Gary ne serait pas passée inaperçue de tous. Dans son roman autobiographique Le Père adoptéDidier Van Cauwelaert rapporte qu’une étudiante de la Faculté de lettres de Nice, qu’il nomme Hélène, aurait préparé, deux ans avant la révélation publique, un mémoire soutenant, au grand désarroi de ses professeurs, que Gary et Ajar étaient une seule et même personne.

Ajoutons qu’Ajar et Gary ne furent pas ses seuls pseudonymes puisqu’il est aussi l’auteur d’un polar politique, sous le nom de Shatan Bogat Les Têtes de Stéphanie, et d’une allégorie satirique signée Fosco Sinibaldi (les lettres s, i et n masquant les g, a et r de Gar-ibaldi) L’Homme à la colombe.

Renommée et postérité

Méprisé par la critique de son vivant, considéré comme auteur « réactionnaire » parce que diplomate gaulliste, Gary, qu’on ne cesse de redécouvrir aujourd’hui, fit avec l’épisode Émile Ajar un véritable pied de nez au Tout-Paris littéraire, notamment parce que le prix Goncourt n’est en réalité attribuable qu’une seule fois.

Plusieurs de ses livres ont été adaptés au cinéma, notamment Clair de femme (1979) par Costa-Gavras, avec Yves Montand et Romy Schneider dans les rôles principaux, et La Vie devant soi (1977) par Moshé Mizrahi, qui remporta l’Oscar du meilleur film en langue étrangère, et dans le rôle de Madame Rosa, Simone Signoret remporta le César de la meilleure actrice. En 1958, l’Américain John Huston a réalisé Les Racines du ciel avec Trevor HowardErrol FlynnJuliette GrécoOrson Welles. C’est Romain Gary qui en écrivit le scénario. Il a également réalisé deux films pour lesquels il tint en même temps le rôle de réalisateur et celui de scénariste. Cette partie de son œuvre n’a guère connu de succès.

En 2007-2008, La Vie devant soi est adaptée au théâtre par Xavier Jaillard dans une mise en scène de Didier Long et remporte trois Molières (Meilleure adaptation théâtrale, meilleure comédienne, meilleure production théâtrale). En 2007-2008, Christophe Malavoy incarne Romain Gary au théâtre dansGary/Ajar.

Le nom de Romain Gary a été donné à une promotion de l’École nationale d’administration (2003-2005) et en 2006 à la place Romain-Gary dans le 15e arrondissement de Paris.

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